Wednesday, January 25th, 2012 | Author: admin
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Aboutoffice suites plus

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Price- $ 985
Model- Back-To-School 2009
Website- Cyber Power Pc

Case: NZXT M59 Gaming Mid-Tower Case with See-Thru Window
Neon Light Upgrade: 12in (Blue Color) Cold Cathode Neon Light
Extra Case Fan Upgrade: Maximum 120MM Color Case Cooling Fans for your selected case (Blue Color)
Power Supply Upgrade: 420 Watts Standard Case Power Supply
CPU: AMD Phenom™II X4 965 Black Edition Quad-Core CPU w/ HyperTransport Technology
Cooling Fan: AMD ATHLON64 CERTIFIED CPU FAN & HEATSINK
Motherboard: MSI 770-C45 AM3 770 Chipset DDR3 1666+/1333/1066 with PCIe slot SATA RAID MB w/GbLAN,USB2.0,&7.1Audio
Memory: 4GB (2GBx2) PC1333 DDR3 PC3 10666 Dual Channel Memory (Corsair or Major Brand)
Video Card: ATI Radeon HD 5770 1GB DDR5 16X PCIe Video Card [DirectX 11 Support] (Major Brand Powered by ATI)
Multiple Video Card Settings: Non-SLI/Non-CrossFireX Mode Supports Multiple Monitors
Hard Drive: Extreme Performance (RAID-0) with 2 Identical Hard Drives (500GB (250GBx2) SATA-II 3.0Gb/s 8MB Cache 7200RPM HDD)
Sound: HIGH DEFINITION ON-BOARD 7.1 AUDIO
Network: Onboard Gigabit LAN Network
Wireless 802.11B/G Network Card: PCI Wireless 802.11g 54Mbps Network Interface Card
Flash Media Reader/Writer: INTERNAL 12in1 Flash Media Reader/Writer (BLACK COLOR)
USB Port: Built-in USB 2.0 Ports
Operating System: Microsoft® Windows® 7 Home Premium (64-bit Edition)
Freebies: FREE! (Halo 2) Game
Office Suite: Microsoft® Works Plus 2008
Service: STANDARD WARRANTY: 3-YEAR LIMITED WARRANTY PLUS LIFE-TIME TECHNICAL SUPPORT
Rush Service: NO; READY TO SHIP IN 5~10 BUSINESS DAYS
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The following is the answer: (Hint: The reader is not the correct identification.)

Answer by John
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Answer by Travis
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Know better? Leave your own answer in the comments!
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Refinement :

Chapelle Sainte-Marguerite d’Epfig
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kristobalite
Chapelle romane Sainte-Marguerite ; commune d’Epfig, Haut-Rhin 68, Alsace, France
… Epfig, dont la silhouette est dominée par une église et un presbytère construits par les cardinaux de Rohan à la fin du xvine siècle, se situe à mi-chemin entre Barr et Sélestat. Le touriste pourra donc combiner sa visite avec celle de l’abbaye d’Andlau et du Mont-Sainte-Odile. Au Moyen Age, cette bourgade, qui s’étale à mi-pente d’une colline sous-vosgienne, était avoisinée par deux hameaux, dotés chacun de son sanctuaire propre, dont ils prirent d’ailleurs le nom : Gallwiller au Sud et Sainte-Marguerite à l’Est. La chapelle de Saint-Gall a été détruite mais celle romane de Sainte-Marguerite est bien conservée. On y par­vient en descendant, depuis un carrefour au centre d’Epfig, une longue rue jusqu’au bout de la pente. L’approche est entourée de mystère. Passée la grille du cimetière, on emprunte une allée bordée de vieux ifs et c’est à travers leurs sombres branchages qu’on aperçoit quelques taches blanches et roses des arcatures du portique coudé qui abrite l’entrée et forme retour contre la face Sud de la chapelle. En faisant le tour de l’édifice et surtout en observant son chevet, on a l’impression que tout s’ordonne en fonction de la massive tour carrée, placée au point de rencontre de quatre ailes recouvertes de toitures de même développement et hauteur. Mais il faut pénétrer à l’in­térieur pour voir que ce petit sanctuaire cruciforme est loin de présenter tous les caractères d’un édifice centré. Si les croisillons possèdent un volume sensiblement égal à celui du chœur à chevet plat, l’aile occidentale est, par contre, plus large et aussi plus longue, c’est une véritable nef. Les bras formant la croix sont tous les quatre couverts de berceaux en plein cintre, le carré du transept voûté d’ogives à profil gothique. Mais, en raison de sa largeur, la voûte de la nef est plus haute que celle des croisillons et du chœur, et de ce fait, elle repose sur l’extrados de l’arcade occidentale de la croisée, les berceaux des trois autres bras, par contre, épousent l’intrados des arcs latéraux et de l’arc frontal du chœur. L’arc occidental de la croisée constitue, vu de la nef, une véri­table arcade reposant sur des dosserets nettement dégagés, c’est l’arc triomphal, séparant le chœur liturgique de la nef des laïcs. Du point de vue purement formel, la chapelle d’Epfig représente une solution de compromis dans la lutte pour la prééminence entre le parti basilical et le plan central. L’idée centralisante est soulignée à l’intérieur par l’entrecroisement des voûtes en berceau à direction longitudinale et transversale et à l’extérieur par la dominante de la tour de croisée. Le parti longitudinal par contre est exprimé par la succes­sion portique, nef et chœur et le développement de cette nef. Dans les croisillons et le chœur, les fenêtres romanes ont été rem­placées par de grandes baies à remplage flamboyant et à l’aisselle du chœur et du croisillon Sud une chapelle carrée voûtée d’ogives a été construite au début du XVIe siècle, en l’année 1516 si on se reporte à une inscription. Une sacristie datant, semble-t-il, du XVIIe siècle, qui formait pendant sur le côté Nord, a été détruite en 1876, il n’en sub­siste que la porte. Il faut donc faire abstraction des fenêtres gothiques et reboucher en pensée les deux arcades en plein cintre mais nullement primitives qui constituent l’accès de la chapelle latérale.
C’est la nef qui a conservé son aspect originel. Les murs latéraux sont évidés chacun de deux niches plates surmontant une banquette. Une petite fenêtre percée au-dessus des arcades des niches donne un peu de jour. Les accès primitifs sont sous le portique, à l’entrée de la nef et du croisillon Sud. Affleurant le nu du mur, leurs linteaux droits à contours inéguliers sont couverts de dessins géométriques (bandes de chevrons ou bandes découpées en dents de scie). Exécuté au pic, ce décor est semblable à celui de la crypte de la cathédrale de Strasbourg et des églises d’Altenstadt et de Surbourg. Une particu­larité de la construction des portes mérite d’être relevée. L’encadrement ne possède qu’une faible profondeur. La feuillure servant à fixer les battants est taillée à ressaut dans la pierre relativement épaisse des jam­bages et du linteau et, de plus, linteau et jambages possèdent des enco­ches en forme de marche, permettant une pose du linteau par emboî­tement. Cette technique, destinée à éviter le glissement des montants vers l’intérieur sous la poussée des maçonneries, est connue dès l’époque carolingienne, mais disparaît au XIIc siècle.
Les façades du portique, dont la charpente a été renouvelée lors de la dernière restauration, sont percées d’arcatures. Dans la paroi Ouest, deux fenêtres jumelées font suite chacune à une arcade en plein cintre servant d’entrée. Dans la paroi Sud, la cadence des ouver­tures est différente : arcatures composées de deux, puis de cinq baies géminées, enfin grande arcade de passage. Les colonnettes recevant la retombée des arcatures sont munies de bases en forme de chapiteau ren­versé. Leurs chapiteaux cubiques sont surmontés d’un tailloir allongé en marteau profilé en console à l’intérieur et à l’extérieur, afin de rattraper l’épaisseur des murs. Ici, les pierres d’appareil constituant les piédroits des portes et des fenêtres, ainsi que les pierres posées en besace aux angles, possèdent des surfaces simplement égrisées. La pente primitive des toitures a été rétablie par le restaurateur, mais la couverture en tuiles creuses, qui aurait convenu, a été malheureusement remplacée par celle trop régu­lière en tuiles mécaniques. Le clocher – il renferme une cloche fondue par Melchior Edel de Strasbourg en 1659 -, recouvert d’un toit en pavillon élancé, est très sobre. A la manière des tours de croisée de Hohatzenheim et de Surbourg, ses faces sont percées à cru de petites meurtrières surmontées d’une ouïe géminée, dont la colonnette médiane, sans doute refaite, ressemble à celles des arcatures du portique. A défaut de textes, les critères archéologiques permettent néan­moins de dater les parties romanes : elles furent réalisées en deux phases, la chapelle cruciforme en premier. Comme la taille décorative ornant les portes et les assises d’angle l’indique, son exécution se situe dans le premier quart du XIe siècle. Elle est donc contemporaine de la première cathédrale romane de Strasbourg, érigée par l’évêque Wernher (1002-1028) et de l’église d’Altenstadt, due à l’abbé Liuthard (1002-103 2) de Wissembourg. Le portique, par contre, présente des caractères plus récents, la taille égrisée et les colonnettes extrêmement trapues per­mettent de placer sa construction avec beaucoup de vraisemblance au milieu du XIIe siècle. Aujourd’hui, la chapelle Sainte-Marguerite est une chapelle de cimetière, mais l’était-elle dès son origine ? Le cimetière d’Epfig, défrayant à plusieurs reprises la chronique militaire – assiégé par Phi­lippe de Souabe en 1198, investi par les gens de J. d’Ochsenstein en 1375, résistant aux assauts des Armagnacs en 1439 mais tombé en leurs mains en 1444 – n’est pas celui qui entoure la petite chapelle romane dédiée à sainte Marguerite et située au pied de la colline, mais bien le cimetière fortifié, disparu, appelé aussi château d’Epfig, construit sur la hauteur et dominant la localité. L’oratoire cruciforme voûté avec croisée accentuée par une tour se rattache à l’architecture byzantine et chrétienne d’Asie Mineure. Des églises et des chapelles bâties sur le même principe que celle de Sainte-Marguerite d’Epfig se trouvent précisément dans les régions soumises à l’influence orientale, à Saint-Zénon de Bardolino en Emilie et Santa Comba de Bande en Galice, datant toutes deux du IXe siècle. Plus près de nous fut érigée, vers 1050, la chapelle de la Sainte-Croix à Trêves, surmontée d’une tour à tambour octogonal. Il semble qu’une intention symbolique soit à la base du choix de ce parti : les chapelles cruciformes d’Utrecht, de Trêves, de Sv. Kriz de Nin sont en effet placées sous le vocable de la Sainte Croix, et plus simplement le désir d’évoquer l’image de la croix du Seigneur par le plan de l’édifice est attesté pour l’église Saint-Magne de Saint-Gall. Pour Epfîg, on ne possède pas d’indice militant en faveur d’une origine similaire. En raison de son site, on pourrait admettre que le plan en croix a été retenu comme étant une des formes traditionnelles de la chapelle funéraire. Qui à ce propos ne songerait au bel exemple, fort lointain il est vrai, mais si étonnamment semblable par son ordonnance, que constitue le mausolée de Galla Placidia à Ravenne ? Si les sanctuaires cruciformes étaient souvent destinés au souvenir des morts et à la vénération des reliques, certains servaient pourtant d’oratoire et même d’église de village. Telle devait être la fonction de Sainte-Marguerite d’Epfig à partir du XII" siècle, En effet, la construction de la galerie-porche fut provoquée par des besoins nouveaux : la nécessité d’abriter un nombre accru de fidèles lors de la célébration des offices et aussi l’utilisation comme station de procession ou comme emplacement de certaines cérémonies liturgiques extérieures à l’église. A l’époque romane, la galerie-porche est un élément rare, appa­raissant sporadiquement. Pourtant elle est relativement fréquente en Espagne, dans l’aire de Ségovie et de Silos. Il s’agit là de galeries de cloître à riche décor sculpté, qui se limitent généralement au côté Sud de l’église, mais peuvent aussi se retourner en équerre et, comme à Epfig, s’étendre devant la façade Ouest (voir Castille romane, t. 2, p. 116). En France on peut citer en Poitou le portique percé d’arcatures à colonnettes et arcades en plein cintre s’adossant sur les faces Sud et Ouest de l’église d’Oyré-sur-Vienne. L’origine islamique a été invoquée pour les galeries de Castille. En ce qui concerne Epfig, la source d’inspiration doit être différente. Quoi qu’il en soit, le portique coudé constitue la principale origi­nalité et le charme de la chapelle Sainte-Marguerite. Mais du point de vue archéologique, c’est le plan qui est intéressant. Des travaux récents ont souligné que l’architecture ottonienne est non seulement caractérisée par la grande variété des formes données à la basilique, mais aussi par la fréquence et l’importance des édifices sur le plan central. Cette consta­tation se vérifie en Alsace, où l’octogone d’Ottmarsheim et le tétraconque d’Avolsheim rejoignent la chapelle cruciforme d’Epfig. … (extrait de : Alsace romane, Ed. Zodiaque, Coll. Nuit des Temps)

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Chapelle Sainte-Marguerite d’Epfig
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Chapelle romane Sainte-Marguerite ; commune d’Epfig, Haut-Rhin 68, Alsace, France
… Epfig, dont la silhouette est dominée par une église et un presbytère construits par les cardinaux de Rohan à la fin du xvine siècle, se situe à mi-chemin entre Barr et Sélestat. Le touriste pourra donc combiner sa visite avec celle de l’abbaye d’Andlau et du Mont-Sainte-Odile. Au Moyen Age, cette bourgade, qui s’étale à mi-pente d’une colline sous-vosgienne, était avoisinée par deux hameaux, dotés chacun de son sanctuaire propre, dont ils prirent d’ailleurs le nom : Gallwiller au Sud et Sainte-Marguerite à l’Est. La chapelle de Saint-Gall a été détruite mais celle romane de Sainte-Marguerite est bien conservée. On y par­vient en descendant, depuis un carrefour au centre d’Epfig, une longue rue jusqu’au bout de la pente. L’approche est entourée de mystère. Passée la grille du cimetière, on emprunte une allée bordée de vieux ifs et c’est à travers leurs sombres branchages qu’on aperçoit quelques taches blanches et roses des arcatures du portique coudé qui abrite l’entrée et forme retour contre la face Sud de la chapelle. En faisant le tour de l’édifice et surtout en observant son chevet, on a l’impression que tout s’ordonne en fonction de la massive tour carrée, placée au point de rencontre de quatre ailes recouvertes de toitures de même développement et hauteur. Mais il faut pénétrer à l’in­térieur pour voir que ce petit sanctuaire cruciforme est loin de présenter tous les caractères d’un édifice centré. Si les croisillons possèdent un volume sensiblement égal à celui du chœur à chevet plat, l’aile occidentale est, par contre, plus large et aussi plus longue, c’est une véritable nef. Les bras formant la croix sont tous les quatre couverts de berceaux en plein cintre, le carré du transept voûté d’ogives à profil gothique. Mais, en raison de sa largeur, la voûte de la nef est plus haute que celle des croisillons et du chœur, et de ce fait, elle repose sur l’extrados de l’arcade occidentale de la croisée, les berceaux des trois autres bras, par contre, épousent l’intrados des arcs latéraux et de l’arc frontal du chœur. L’arc occidental de la croisée constitue, vu de la nef, une véri­table arcade reposant sur des dosserets nettement dégagés, c’est l’arc triomphal, séparant le chœur liturgique de la nef des laïcs. Du point de vue purement formel, la chapelle d’Epfig représente une solution de compromis dans la lutte pour la prééminence entre le parti basilical et le plan central. L’idée centralisante est soulignée à l’intérieur par l’entrecroisement des voûtes en berceau à direction longitudinale et transversale et à l’extérieur par la dominante de la tour de croisée. Le parti longitudinal par contre est exprimé par la succes­sion portique, nef et chœur et le développement de cette nef. Dans les croisillons et le chœur, les fenêtres romanes ont été rem­placées par de grandes baies à remplage flamboyant et à l’aisselle du chœur et du croisillon Sud une chapelle carrée voûtée d’ogives a été construite au début du XVIe siècle, en l’année 1516 si on se reporte à une inscription. Une sacristie datant, semble-t-il, du XVIIe siècle, qui formait pendant sur le côté Nord, a été détruite en 1876, il n’en sub­siste que la porte. Il faut donc faire abstraction des fenêtres gothiques et reboucher en pensée les deux arcades en plein cintre mais nullement primitives qui constituent l’accès de la chapelle latérale.
C’est la nef qui a conservé son aspect originel. Les murs latéraux sont évidés chacun de deux niches plates surmontant une banquette. Une petite fenêtre percée au-dessus des arcades des niches donne un peu de jour. Les accès primitifs sont sous le portique, à l’entrée de la nef et du croisillon Sud. Affleurant le nu du mur, leurs linteaux droits à contours inéguliers sont couverts de dessins géométriques (bandes de chevrons ou bandes découpées en dents de scie). Exécuté au pic, ce décor est semblable à celui de la crypte de la cathédrale de Strasbourg et des églises d’Altenstadt et de Surbourg. Une particu­larité de la construction des portes mérite d’être relevée. L’encadrement ne possède qu’une faible profondeur. La feuillure servant à fixer les battants est taillée à ressaut dans la pierre relativement épaisse des jam­bages et du linteau et, de plus, linteau et jambages possèdent des enco­ches en forme de marche, permettant une pose du linteau par emboî­tement. Cette technique, destinée à éviter le glissement des montants vers l’intérieur sous la poussée des maçonneries, est connue dès l’époque carolingienne, mais disparaît au XIIc siècle.
Les façades du portique, dont la charpente a été renouvelée lors de la dernière restauration, sont percées d’arcatures. Dans la paroi Ouest, deux fenêtres jumelées font suite chacune à une arcade en plein cintre servant d’entrée. Dans la paroi Sud, la cadence des ouver­tures est différente : arcatures composées de deux, puis de cinq baies géminées, enfin grande arcade de passage. Les colonnettes recevant la retombée des arcatures sont munies de bases en forme de chapiteau ren­versé. Leurs chapiteaux cubiques sont surmontés d’un tailloir allongé en marteau profilé en console à l’intérieur et à l’extérieur, afin de rattraper l’épaisseur des murs. Ici, les pierres d’appareil constituant les piédroits des portes et des fenêtres, ainsi que les pierres posées en besace aux angles, possèdent des surfaces simplement égrisées. La pente primitive des toitures a été rétablie par le restaurateur, mais la couverture en tuiles creuses, qui aurait convenu, a été malheureusement remplacée par celle trop régu­lière en tuiles mécaniques. Le clocher – il renferme une cloche fondue par Melchior Edel de Strasbourg en 1659 -, recouvert d’un toit en pavillon élancé, est très sobre. A la manière des tours de croisée de Hohatzenheim et de Surbourg, ses faces sont percées à cru de petites meurtrières surmontées d’une ouïe géminée, dont la colonnette médiane, sans doute refaite, ressemble à celles des arcatures du portique. A défaut de textes, les critères archéologiques permettent néan­moins de dater les parties romanes : elles furent réalisées en deux phases, la chapelle cruciforme en premier. Comme la taille décorative ornant les portes et les assises d’angle l’indique, son exécution se situe dans le premier quart du XIe siècle. Elle est donc contemporaine de la première cathédrale romane de Strasbourg, érigée par l’évêque Wernher (1002-1028) et de l’église d’Altenstadt, due à l’abbé Liuthard (1002-103 2) de Wissembourg. Le portique, par contre, présente des caractères plus récents, la taille égrisée et les colonnettes extrêmement trapues per­mettent de placer sa construction avec beaucoup de vraisemblance au milieu du XIIe siècle. Aujourd’hui, la chapelle Sainte-Marguerite est une chapelle de cimetière, mais l’était-elle dès son origine ? Le cimetière d’Epfig, défrayant à plusieurs reprises la chronique militaire – assiégé par Phi­lippe de Souabe en 1198, investi par les gens de J. d’Ochsenstein en 1375, résistant aux assauts des Armagnacs en 1439 mais tombé en leurs mains en 1444 – n’est pas celui qui entoure la petite chapelle romane dédiée à sainte Marguerite et située au pied de la colline, mais bien le cimetière fortifié, disparu, appelé aussi château d’Epfig, construit sur la hauteur et dominant la localité. L’oratoire cruciforme voûté avec croisée accentuée par une tour se rattache à l’architecture byzantine et chrétienne d’Asie Mineure. Des églises et des chapelles bâties sur le même principe que celle de Sainte-Marguerite d’Epfig se trouvent précisément dans les régions soumises à l’influence orientale, à Saint-Zénon de Bardolino en Emilie et Santa Comba de Bande en Galice, datant toutes deux du IXe siècle. Plus près de nous fut érigée, vers 1050, la chapelle de la Sainte-Croix à Trêves, surmontée d’une tour à tambour octogonal. Il semble qu’une intention symbolique soit à la base du choix de ce parti : les chapelles cruciformes d’Utrecht, de Trêves, de Sv. Kriz de Nin sont en effet placées sous le vocable de la Sainte Croix, et plus simplement le désir d’évoquer l’image de la croix du Seigneur par le plan de l’édifice est attesté pour l’église Saint-Magne de Saint-Gall. Pour Epfîg, on ne possède pas d’indice militant en faveur d’une origine similaire. En raison de son site, on pourrait admettre que le plan en croix a été retenu comme étant une des formes traditionnelles de la chapelle funéraire. Qui à ce propos ne songerait au bel exemple, fort lointain il est vrai, mais si étonnamment semblable par son ordonnance, que constitue le mausolée de Galla Placidia à Ravenne ? Si les sanctuaires cruciformes étaient souvent destinés au souvenir des morts et à la vénération des reliques, certains servaient pourtant d’oratoire et même d’église de village. Telle devait être la fonction de Sainte-Marguerite d’Epfig à partir du XII" siècle, En effet, la construction de la galerie-porche fut provoquée par des besoins nouveaux : la nécessité d’abriter un nombre accru de fidèles lors de la célébration des offices et aussi l’utilisation comme station de procession ou comme emplacement de certaines cérémonies liturgiques extérieures à l’église. A l’époque romane, la galerie-porche est un élément rare, appa­raissant sporadiquement. Pourtant elle est relativement fréquente en Espagne, dans l’aire de Ségovie et de Silos. Il s’agit là de galeries de cloître à riche décor sculpté, qui se limitent généralement au côté Sud de l’église, mais peuvent aussi se retourner en équerre et, comme à Epfig, s’étendre devant la façade Ouest (voir Castille romane, t. 2, p. 116). En France on peut citer en Poitou le portique percé d’arcatures à colonnettes et arcades en plein cintre s’adossant sur les faces Sud et Ouest de l’église d’Oyré-sur-Vienne. L’origine islamique a été invoquée pour les galeries de Castille. En ce qui concerne Epfig, la source d’inspiration doit être différente. Quoi qu’il en soit, le portique coudé constitue la principale origi­nalité et le charme de la chapelle Sainte-Marguerite. Mais du point de vue archéologique, c’est le plan qui est intéressant. Des travaux récents ont souligné que l’architecture ottonienne est non seulement caractérisée par la grande variété des formes données à la basilique, mais aussi par la fréquence et l’importance des édifices sur le plan central. Cette consta­tation se vérifie en Alsace, où l’octogone d’Ottmarsheim et le tétraconque d’Avolsheim rejoignent la chapelle cruciforme d’Epfig. … (extrait de : Alsace romane, Ed. Zodiaque, Coll. Nuit des Temps)

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